Grâce à cet article, apprenez simplement à déchiffrer une partition, lire une portée et reconnaître les notes. Avec l’appui de nos tutoriels vidéo, lire une partition deviendra un jeu d’enfant.

Portée, notes et clefs

Savoir lire une partition offre plus d’avantages que la lecture d’une tablature. Tout d’abord, il s’agit du langage officiel de la musique et dans ce sens, savoir lire une partition vous donnera accès à plus d’œuvres. Elle est également plus adaptée à certains instruments comme le piano où il n’existe pas de tablatures. Enfin, une partition donne un très large panel d’informations concernant le morceau et la façon de l’interpréter.

Commençons tout d’abord par la portée. Il s’agit des cinq lignes et quatre interlignes sur lesquelles sont inscrites les notes, une portée se lit de gauche à droite et de bas en haut, c’est-à-dire que la ligne n°1 est celle du bas.

Les portées sont parfois groupées par deux (ou plus), la liaison est alors signalée en début de portée par une accolade et sont lues simultanément. Le début d’une portée est matérialisé par une barre et c’est une double barre qui met fin au morceau, une barre délimite également les mesures.

Situées sur la partition, la gamme des notes – Do, Ré, Mi, Fa, Sol, La, Si, Do – va du son le plus grave au son le plus aigu. Certaines notes sont parfois situées dessus ou dessous la portée, on ajoute alors une ligne de portée supplémentaire, spécifique à la note.

A noter que dans les pays anglo-saxons, les notes sont représentées par des lettres : C (Do), D (Ré), E (Mi), F (Fa), G (Sol), A (La), B (Si).

Pour réussir à lire les notes, il faut regarder l’indicateur du langage, il s’agit de la clef. Elle est positionnée en début de portée, il en existe plusieurs types mais la clef de Sol et la clef de Fa sont suffisantes pour lire la majorité des partitions.
Pour réussir à déterminer quelles sont les notes qui composent la partition, il faut regarder la clef. La clef de Sol commence par une boucle sur la seconde ligne, c’est la ligne du Sol. Comme les notes sont toujours positionnées de façon identique sur la portée – c’est-à-dire qu’un La sera toujours situé entre la deuxième et troisième ligne, au-dessus du Sol, et qu’un Fa sera toujours en-dessous – il suffit de repérer le sol pour en déduire les autres notes.

C’est la même technique pour la clef de Fa, la note qui se trouve sur la boucle de la clef de Fa, soit à la quatrième ligne, correspond au Fa. La note située dans l’interligne au-dessus (entre la quatrième et cinquième ligne) sera un Sol, de même que la note située dans l’interligne au-dessous (entre la quatrième et la troisième ligne) sera un Mi.

Les clefs sont les codes qui permettent une meilleure lisibilité de la partition, les différentes clefs évitent d’avoir un nombre trop important de notes sous (ou sur la portée) suivant le son des instruments, comme pour la contrebasse qui produit un son très grave, il s’agit de confort visuel et de simplicité d’écriture. Dans le cas du piano, on peut utiliser les deux clefs.

Avec ces informations et un peu d’entraînement, vous devriez pouvoir déchiffrer chaque note d’une partition.

Rythme et altérations

Une partition est complétée de nombreux symboles qui donne des indications sur le morceau et sur sa façon de le jouer, notamment la valeur rythme des notes et des silences, les altérations, ou encore les chiffres indicateurs de mesure.
Commençons par les altérations, il s’agit de deux symboles, le dièse et le bémol, qui se placent avant la note et modifient la hauteur de celle-ci. Le dièse va élever la note vers un son plus aigu et le bémol va baisser le son pour obtenir une tonalité plus grave.

Sur un piano, les touches noires correspondent aux différentes altérations existantes : Do dièse équivant à un Ré bémol, Ré dièse équivant à un Mi bémol, Fa dièse équivant à un Sol bémol, Sol dièse équivant à un Fa bémol et La dièse équivant à un Si bémol.

Ce qui fait donc un total de sept notes pour douze sons dus aux altérations et qui composent la gamme. Le symbole # ou ♭ placé juste après la clef signifie que les notes de la portée seront toutes altérées, par exemple le symbole # sur la ligne du Fa indique que les Fa de la partition seront tous des Fa dièse.

La forme d’une note définit sa valeur, c’est-à-dire le temps qu’elle doit durer. Il existe cinq types de forme de note : la ronde qui vaut 4 temps, la blanche qui vaut 2 temps, la noire qui vaut 1 temps, la croche qui vaut 1/2 temps, la double croche qui vaut un 1/4 temps. Certaines notes sont parfois reliées, par exemple deux croches à la suite forment une grande croche réunie qui correspond à un temps (deux croches = 1/2 temps + 1/2 temps). C’est également le cas pour deux doubles croches ou deux doubles croches et une croche, et ainsi de suite.

Dans une partition, on retrouve également des symboles représentant les silences qui coïncident avec des interruptions du jeu. Les silences possèdent eux aussi une valeur rythmique qui précise la durée de ces derniers : la pause qui vaut 4 temps, la demi-pause qui vaut 2 temps, le soupir qui vaut un 1 temps, le demi-soupir qui vaut 1/2 temps et le quart de soupir qui vaut 1/4 temps.

Pour connaître la durée d’un temps, il faut regarder le symbole composé d’une note et d’un nombre au-dessus de la portée, voir photo ci-dessous :

duree note

Le chiffre correspond à 90 battements par minute et doit être réglé avec un métronome pour guider le musicien dans son jeu, il va donner le tempo et la durée de chaque temps (rapide ou lent).

Pour terminer, une série de note positionnée sur la même ligne verticale indique qu’elles doivent être jouées ensemble, cela correspond à ce que l’on appelle un accord.

Le rythme dans une partition est capital, il donne le relief, harmonise l’ensemble, crée la structure du morceau et véhicule l’identité du compositeur et les émotions ressenties à l’écoute. Toutes ces informations sont fournies uniquement sur une partition et sont absentes des tablatures.

Il reste encore quelques symboles à identifier et à expliquer. En début de partition, juste après la clef sont inscrits des chiffres, l’un au-dessus de l’autre mais noté ici 4/4 (3/4, 6/8 etc.). Ce sont des indicateurs de mesure qui permettent de savoir quand placer la mesure – partie égale qui découpe le morceau – et comment la diviser. Ce chiffre se lit comme une fraction avec le numérateur et le dénominateur. Le numérateur donne le nombre de temps dans une mesure, par exemple avec 2/4, tous les deux temps on place la barre de mesure. Attention, le numérateur ne correspond pas toujours au nombre de notes de la mesure.

Pour le dénominateur, il suffit d’apprendre le tableau des chiffres indicateur de mesure qui sont toujours constants : 1 équivaut à une ronde soit 4 temps, 2 équivaut à une blanche soit 2 temps, 4 équivaut à une noire soit 1 temps et 8 équivaut à une croche soit 1/2 temps.

Sur une partition, on retrouve également le point de prolongation. Situé après une figure (note ou silence), il augmente la figure de la moitié de la valeur de la note. Par exemple, une blanche avec un point de prolongation donne : une blanche = 2 temps + un point = 1 temps soit 3 temps au total. Il existe le double point (augmente des 3/4 de la valeur de la note) et le triple point (augmente de 7/8) mais ce dernier est très peu utilisé.

La liaison marque la manière de jouer une mesure, elle est matérialisée par un arc de cercle au-dessus de la portée. Quant à la barre de reprise, elle indique la partie à rejouer, sans avoir besoin de réécrire la mesure.
Enfin, les mentions suivantes : p, mp, mf et f – soit respectivement piano, mezzo piano, mezzo forte et forte – donnent les nuances, si tel passage doit être joué fort ou plutôt lentement.

Avec ces nombreuses données et précisions, il doit vous être désormais plus facile de lire et de comprendre une partition, mais il s’agit uniquement de théorie qui doit s’accompagner d’une pratique pour renforcer vos connaissances et vous permettre d’être plus à l’aise.

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